Les Mici

Les Mici

- Catégories : Maladie

Les MICIs

Que sont les MICIs ?

Les MICIs sont des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’intestin. Elles regroupent essentiellement deux maladies : La maladie de Crohn et la Rectocolite Hémorragique (RCH). Les MICIs peuvent nécessiter la pose du stomie provisoire ou définitive.

Ces maladies sont dues à un dérèglement du système immunitaire au niveau intestinal : celui-ci attaque l’intestin causant une inflammation de celui-ci et pouvant entraîner de nombreuses complications.

Les principaux symptômes de ces deux maladies sont des douleurs abdominales intenses, des diarrhées fréquentes et sanglantes ou encore des lésions dans la région anale.

Ces symptômes en amènent souvent d’autres : fièvre, anémie, graisses dans les selles, carences importantes…

Enfin certaines complications ne sont pas liés directement à la partie digestives : c’est notamment le cas des psoriasis, uvéites, arthrites, etc.

A noter que les personnes atteintes de MICI alternent les phases où les symptômes se manifestent de manière importante (ce que l’on appelle des phases de poussées) et des phases plus calmes avec la disparition quasi-totale des symptômes (phase de rémission).  C’est le caractère chronique de la maladie.

Qui est atteint de MICI ?

Les MICIs sont le plus souvent diagnostiqués chez les jeunes adultes (entre 20 et 30 ans). Dans l’état actuel des connaissances, il semblerait que ces maladies soient plus présentes dans les pays développés. Il y aurait en France plus de 200 000 personnes atteintes de MICI en France.

Le diagnostic peut être long à établir. La présence des symptômes ne suffit pas à établir un diagnostic clair.

Pour l’établir avec une quasi-certitude, il est nécessaire de procéder à des examens plus poussés :

-          Bilan biologique pour déceler de la calprotectine dans les selles, qui est un des marqueurs de suivi de ces maladies

-          Endoscopie digestive : à l’aide d’une caméra intestinale, on recherche des signes d’inflammation

-          Entéro-IRM : Une IRM abdominale qui permet de compléter le diagnostic établie à l’endoscopie.

L’établissement du diagnostic peut rencontrer plusieurs obstacles :

-          Il est très difficile d’établir le diagnostic pendant une phase de rémission puisque les signes d’inflammation disparaissent

-          La maladie est encore assez peu connu et certains personnels médicaux ne sont pas spécifiquement formés au diagnostic de cette maladie.

Les traitements contre les MICI

Actuellement, il n’existe aucun traitement qui permet de guérir les MICI. Il est cependant possible dans la majorité des cas d’apaiser les symptômes.

Pour les maladies non sévères, les principaux traitements sont des traitements anti-inflammatoires permettant de soulager le malade. Ces traitements sont prescrits en cas de poussée et non en continu car ils peuvent avoir des effets indésirables à long terme : c’est le cas notamment des traitements à base de corticoïdes.

Pour les formes plus graves, des traitements immunosuppresseurs peuvent être envisagés : en réduisant la réponse inflammatoire de l’intestin, les poussées sont moins fréquentes. Le problème étant que le malade est beaucoup exposé à d’autres maladies. De plus, ces traitements perdent de leur efficacité sur le long terme.

Enfin, pour les formes extrêmes, pour lesquels tous les traitements ont échoué, il peut être nécessaire de procéder à une chirurgie pour enlever la partie de l’intestin (ou du colon) posant problème. La pose d’une poche de stomie, au moins temporaire est alors nécessaire permettant la cicatrisation. Dans certains, une ablation totale de l’intestin est nécessaire, la stomie devient alors permanente.

La vie avec une MICI

Une MICI est très handicapante dans la vie de tous les jours, notamment pendant les périodes de poussée. Les diarrhées sont fréquentes et par définition difficilement contrôlables et les douleurs abdominales intenses. D’ailleurs, la MDPH peut reconnaître les MICI comme un handicap.

La fatigue, le caractère imprévisible de la maladie, les douleurs intenses et le risque de stomie sont les principales craintes des personnes atteintes de MICI.

Un des problèmes courants, qui fait parfois l’actualité, est la difficulté d’accès aux toilettes pour les personnes atteinte de MICI. Si l’AFA (l’association Francois Aupetit) mais à disposition des malades une carte « urgence toilette », la méconnaissance de cette maladie fait que certains se voient refuser l’accès aux toilettes (dans les magasins, centres commerciaux…) dans des situations d’urgence

Selon une étude menée en 2015 par l’observatoire des MICI, 50% des personnes atteintes de ces maladies présentes des signes dépressifs. Un tiers exprime des difficultés dans la vie professionnelle à cause de la maladie.

Toujours selon cette étude, les malades considèrent dans plus de 50% des cas que le corps médical sous-estime l’impact de la maladie sur leur vie quotidienne. C’est de manière générale un des principaux problèmes que rencontrer les malades : la méconnaissance de cette maladie et de ses effets est très pénalisante pour leur vie personnelle et professionnelle.

 

 

 

Partager ce contenu

Ajouter un commentaire

 (avec http://)